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SOS FIN DE VIE . FREE contre SOS FIN DE VIE . ORG

 

Pourquoi tant de haine
  contre la mort ?  

 

     
           
Ne nous inquiétons pas de la haine !
Cet horrible mot ne s'adresse qu'aux autres, mais pas à nous qui préférons la sympathie!
Il est par contre apprécié par des esprits simplistes, persuadés que désigner des ennemis coupables de toute la haine du monde et contre qui se battre produirait l'amour. Malheureusement, s'obstiner ainsi amplifie les ressentiments et pousse à l'extrémisme des luttes perpétuelles contre les autres sans introspection.
Pour ma part, je pratique volontiers la colère qui éclate brutalement puis se dissipe doucement dans un combat avec moi-même, car l'énergie qu'il faut expulser d'une manière ou d'une autre est moins dangereuse ainsi. D'autre part, en cherchant les coupables de ses sentiments pénibles, le pire est toujours soi-même. Grâce à ce point de vue, la haine procure une énergie dont l'expression à la fois expliquée et digérée devient utile.
Quand les croyants au paradis évoquent la mort on se demande pourquoi ils la salissent comme si elle s'opposait à la vie alors que, justement selon leur idéal, elle permet l'accès à leur plus grande récompense.
De toute manière, même sans l'illusion paradisiaque, mourir est inéluctable et nous rendre hostile à notre nature justifie mes remarques.

Ce site est né pendant la lecture du Divorce Français où François de Closets dénonce le sabotage des efforts de Vincent Humbert et de sa mère qui s'étaient consacrés à la transmission d'un message au plus haut niveaau de l'Etat Français en décembre 2002 pour légaliser le droit à la mort volontaire. Au sommet émotif de cette affaire après la mort de Vincent en septembre 2003, une courte vidéo commanditée par Xavier Mirabel, présentée sur SOS FIN DE VIE.org et envoyée à 500 journalistes ou députés, me fait croire que le diable existe chez les catholiques pour parvenir à une telle bassesse.
En effet, durant plus de quarante ans auparavant, j'avais consacré ma vie professionnelle aux actualités télévisées et, à la retraite, tomber sur ce genre de ré-information perverse m'a fait tomber de haut!
Dans sa croisade intégriste, Xavier Mirabel a manipulé la sincère amitié d'un kinésithérapeute envers son patient pour déformer les dernières volontés d'un mort et a fait titrer dans une campagne de presse infernale : "Vincent ne voulait pas mourir!"
Mon métier m'avait habitué à l'ignominie de la propagande du pouvoir. On acceptait d'autant mieux cette tradition fallacieuse qu'une sorte d'équilibre international en découle jusqu'à offrir une retraite paisible avec des guerres téléportées loin des écrans.
Désormais la communication multi-médiatique est devenue un hachis intellectuel, une textocratie de n'importe qui pour n'importe quoi. Les logiques se contredisent en permanence. En l'occurrence, les professionnels de la survie qui s'acharnent contre la mort tout en voulant faire croire au paradis contribuent directement à l'absurde et au désespoir. Ils se croient innocents, protégés par des ordres professionnels ou des églises structurées mondialement, mais ce sont précisément ces structures qui sont coupables du cynisme qu'impose leur puissance basée sur la crédulité des foules.
Pendant cette découverte, l'irrespectueuse Anne Laure Boch interrompant Alain Finkielkraut, entendue le 12 avril 2014 sur France Culture, a déclenché cette riposte.
Qu'un médecin dise qu'une bonne mort est un oxymore est une explosion de connerie qui mérite correction ! Se prétendre philosophe est un mélange des genres de chirurgien pour qui réclamer toujours plus de technique est normal, mais c'est hors-sujet déontologique pour améliorer la fin de vie dans un cadre législatif. Ce serait protéger la science par la loi pour un pouvoir absolu. De même, le généraliste Xavier Mirabel peut être honnête mais, même si les centres palliatifs qu'il promeut étaient irréprochables, l'excessif enrichissement de la structure catholique est méprisable. Les religions conduisent aux guerres, froides ou dévastatrices, à cette haine sans colère qui légitime les armées avec l'ambivalente parole de leurs dieux diaboliques. L'escalade religieuse avec la notion schizophrénique de l'au-delà aboutit à l'extermination d'un ennemi pour qu'il aille en enfer et obtenir soi-même la certitude du paradis.

Le monde est dominé par la crédulité. Notre seule certitude est la mort; autant la respecter, lui faire confiance et se méfier des soi-disant défenseurs de la vie qui utilisent une phobie simpliste pour profiter de leur principale force contre les autres, l'hypocrisie.

La médecine n'est pas faite comme on voudrait le croire pour les patients mais principalement pour les praticiens qui s'expriment au nom des malades avec une arrogance bien pensante, habilement intéressée quand ce n'est pas le pire des cas, une charité bénévole en quête de paradis. Plus généralement notre société ne se sert des hommes qu'au seul profit des secteurs professionnels avec toutes sortes d'idéologies comme prétexte compétitif. C'est avantageux pour les actifs et les parasites qui en profitent, mais cela exclue toute individualité qui ne se coule pas dans le moule voulu par une société qui, insidieusement, dénature l'espèce humaine originelle.
Ni Anne-Laure Boch ni Xavier Mirabel ne méritent d'indignation particulière, mais leurs expressions profondément arrogantes nécessitent une mise au point; envahis par leur foi dans leur religion ou leur carrière, ils ne se rendent pas compte à quel point leurs propos blessent ceux qui ne leur ont rien demandé. Possédés par le masochisme religieux pour plaire à Dieu ou à l'éternité de son Ego (ce qui revient au même), ils collaborent avec des structures d'autant plus malsaines qu'elles sont atteintes de gigantisme. Malheureusement, ces forces richissimes arment des forces terrifiantes qui luttent entre elles en passionnant des débats qui engraissent les médias, ces derniers à leur tour abrutissent les foules dans une cacophonie d'idéologies irréalistes et tout progrès fait chavirer le monde dans une spirale infernale. La mort qui était naturelle semble désormais une ennemie des religions et de la science. Chacun devrait comprendre à quel point tout est relatif avant de se précipiter avec hargne dans le sens collectif, inculqué par la dictature de la vulgarité.
Exemple de riposte indispensable à la pensée : si l'on compare le degré des conséquences à la suite soit d'un accouchement, soit d'un avortement, l'appellation de "crime" pour ce dernier équivaudrait en toute objectivité sémantique pour l'accouchement à: "condamnation à mort, à perpétuité et avec préméditation".

A ce point de lecture, vous pouvez poursuivre ci dessous la genèse de ce site évoquant les affaires Vincent Humbert et Vincent Lambert, ou lire directement deux pages indépendantes écrites ensuite, toute colère bue contre les croyants en Dieu que je suis résigné à supporter pour Aimer la mort et accepter l'avortement et le suicide.

 

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La crédulité des croyants projette l'humanité en enfer

Proclamer publiquement lors de manifestations que l'euthanasie ou l'avortement sont des crimes provoque une riposte pour faire bouger les neurones des croyants indignes! Ils agressent moralement dans leur intimité de jeunes innocentes en situation dramatiques pour satisfaire leur auto-satisfacion charitable. Une telle perversité a justifié un scandale inverse quand l'Assemblée Nationale Française a voté une loi liberticide de censure des sites favorables à la procréation.
La violence provoque la violence et la connerie, la connerie!
Si l'on proposait cette vérité brutale :

"LA PROCREATION TUE AVEC PREMEDITATION"

en priant de vérifier qu'elle est incontestable, les consciences bien pensantes commenceraient à réfléchir!
Religieux ou idéologues vivent de leur foi parce qu'ils y croient par moments. Malheureusement, pour se la conforter, ils l'imposent aux autres. Ensuite la démocratie, emportée par des fractions d'enthousiasme, justifie l'idiotie jusqu'à écraser la raison au nom de la majorité. Plusieurs millions de fidèles écervelés se reproduisent ainsi inexorablement.
Dans une humanité dépourvue de tout scrupule, au point de condamner les victimes au sacrifice du cycle humain avant qu'elles n'aient vu le jour, on peut pousser la perversité jusqu'à présenter la mort comme une ennemie avec pour seule raison que survivre est difficile, donc souffrir est normal.
 
Les instituts de fin de vie sont utiles pour remplacer la traditionnelle agonie dans la douleur quand la croyance au purgatoire dispensait des antalgiques. Les institutions religieuses sont toujours utiles à condition de ne plus croire à la miséricorde diabolique qui offre le paradis en échange de l'enfer sur terre. Eviter la souffrance justifie les interventions médicales, mais il est abusif d'insister sur les centres palliatifs comme s'ils étaient obligatoires pour promouvoir une activité de plus en plus lucrative.
La société devrait classer les priorités de la médecine dans un ordre qui sert l'humanité avant les intérêts corporatistes : bien en tête le diagnostic, ensuite la prévention, enfin, mais en dernier, le soin des maladies. Or elles sont présentées à l'envers comme on glorifie les soldats pour glorifier la guerre en oubliant les causes sordides.
Prolonger un état mourant est l'accaparement d'un pouvoir contre nature qui excite les fous de découvertes futuristes au mépris d'une sagesse sans technologie.
Si les anciens ont donné au mot "euthanasie" le sens d'une bonne mort qui a évolué en "mort adoucie", il est étonnant que les progrès n'aient pas accompagné la pensée qui, au contraire, a donné à ce mot un sens d'une violence opposée à son origine. La plus vulgaire mentalité moderne oppose la vie à la mort, alors que les civilisations primaires et les espèces animales intègrent la mort à son évidence naturelle.
La mort est "bonne" quand elle est naturellement douce et peut éventuellement être adoucie tandis que la réanimation est contre-nature et n'est honorable que si elle rend la "bonne" santé.

 

Historique de Vincent HUMBERT
à Vincent LAMBERT

Découvrir que la propagande de la foi par des structures professionnelles ou religieuses peut aboutir aux déchirements monstrueux de la famille Vincent Lambert est effrayant : ne serait-ce qu'une riposte isolée, ce site me protège du broyage médiatique. Réagir aux ré-informations, c'est au moins s'assurer que douter sauve de la pire stupidité, celle de croire définitivement à ses préjugés.
La vidéo commanditée par Xavier Mirabel est toujours visible sur le compte Daily Motion SOS Fin de vie, mais son lien depuis mai 2014 est introuvable sur le site même SOS Fin de vie.ORG.
Pour mémoire, Vincent Humbert, après un accident de la route le 24 septembre 2000, est resté dans le coma 9 mois, mais découvrant qu'il est définitivement paralysé quand il reprend conscience, il demande à mourir .
Il écrit avec l'aide de sa mère au président de la République, Jacques Chirac qui, entouré de conseillers catholiques, la reçoit: "Il faut vouloir vivre, dites lui que c'est un ordre!"
Cette arrogance détermine Vincent. Sa mort voulue en 2003 à la date anniversaire de l'accident, 24 septembre, ne s'est pas déroulée simplement et malgré l'aide du docteur Frédéric Chaussoy, Marie Humbert subit un procès comme une criminelle avant de bénéficier d'un non-lieu, mais pour tourner le couteau dans la plaie, après quatre ans de tourments, quelques jours avant la projection d'un film sur TF1 tiré de ce drame qui aurait du mettre un terme au deuil de Marie Humbert, Xavier Mirabel propulse l'ancien kinésithérapeute du jeune homme en première page du Parisien: "Vincent ne voulait pas mourir!", en insistant avec la distribution de la vidéo qui a suscité ma colère.
Ce procédé provoque des remarques :
*) La disproportion entre les énormes moyens de structures religieuses contre une mère ayant aussi péniblement perdu son fils quatre ans auparavant démontre une perversion profonde des profiteurs du malheur qui s'acharnent de manière déraisonnable. Ce terme même d'acharnement déraisonnable est d'ailleurs honni par ceux-la même qui le pratiquent, exactement comme ils déforment le sens du mot "euthanasie" en insistant sur la sonorité "nazie" pour se distinguer d'une pratique qui devient pourtant courante et respectable quand elle est pratiquée dans un cadre religieux et à condition de ne pas employer sa méchante appellation utlilisée à l'étranger.

*) Le montage des propos de Hervé Messager hors media officiels, répondant à des questions cachées, laisse une impression de propagande d'autant plus truquée qu'elle n'évoque qu'une désinformation sur la désinformation, au mépris de la gravité du fond. Un tel irrespect de la communication face à un décès, à la mère du mort et plus généralement à la souffrance d'autrui choque gravement, rappelant les procès en sorcellerie.
Il faut reconnaître que la sincérité de ce kinésithérapeute est incontestable comme la ferveur de la plupart des croyants mais la manipulation de la crédulité provoque une pitié pathétique. Il faut être croyant pour croire au miracle d'inverser la réalité, ou profondément stupide pour ne pas accepter que la mort ne soit, parfois, son voeux le plus profond.

*) Au moment où l'on ne souhaite plus rien, évoquer l'au-delà peut troubler le calme d'une perte de conscience. L'hypothèse d'une autre vie fait plaisir aux optimistes nostalgiques, mais devient terrifiante quand on aspire à reposer en paix. Le débordement d'énergie de chanceux en bonne santé est de très mauvais goût s'il se déverse sur des innocents épuisés.

*) Une entrevue dans France Catholique de Xavier Mirabel, a pour titre : "Non à l'acharnement thérapeutique". Cet intitulé est effrayant d'hypocrisie ! Il suppose être favorable à la mort assistée, donc l'euthanasie pourtant dénoncée comme un crime; cette confusion bipolaire ferait sourire si la puissance catholique n'avait en France une telle domination dans l'Ordre des Médecins et toutes instances favorables à une colossale force publique qu'elle les influence comme les sorciers du passé.
Les soins palliatifs sont en permanence confrontés entre l'euthanasie ou la réanimation; jusqu'à quelle prétention des autorités peuvent-elles rendre absolue une décision qui ne peut jamais être prise qu'au cas par cas? On peut laisser à de jeunes juristes l'illusion que leur avis sert la société, mais tout citoyen adulte doit se méfier à la juridiction.

Il est bon de méditer devant l'incompréhension de la peine de mort : certains la voudraient pour des terroristes qui, eux, la souhaitent : qui est le plus coupable, l'idiot ou l'activiste?

>>>suite>>>


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